Historia de la escuela Francesa de Ballet


Escuela francesa





Cesare Negri (1536 -1604) marquera la seconde partie du XVIe siècle. Danseur, théoricien et maître à danser italien, il forme de nombreux élèves qui se dispersent dans toutes les cours d'Europe.

Il écrit un célèbre traité, "Le Grazie d'amore", et organise les fêtes les plus grandioses de l'époque. On trouve dans son traité : une combinaison de cinq pas, différents types de pirouettes (sur un pied, sautée), différents sauts comme la cabriole ou encore l'entrechat 6.

Il recommande déjà aux "écoliers" de s'appuyer sur une table ou une chaise pour tenir le corps "ferme et droit" et s'exercer aux sauts.


Fabritio Caroso (1577 - 1605), danseur, compositeur, théoricien et maître à danser italien, est engagé par les grandes familles romaines pour enseigner la danse.
Il détaille, dans "Il Ballarino", 54 règles techniques qui sont à l'origine des pas de la danse classique (usage du relevé, battement frappé, jeté, pirouette, ... et son intrecciato (francisé en "entrechat").

Dans la seconde partie du traité, il présente ses propres chorégraphies et celles d'autres maîtres.


Pierre Beauchamp (1631 -1705) et descendant d'une lignée d'artistes, il s'imposa très jeune à la cour en tant que musicien et danseur. Danseur, chorégraphe, pédagogue et maître à danser du roi, il est nommé surintendant des ballets du roi (en 1671). Il compose désormais toutes les chorégraphies dont Lully écrit la musique. On peut dire qu'il aura jeté les bases de la danse noble. Il met au point un système d'écriture de la danse (il codifie entre autres les positions des pieds).
Avec lui, l'exécution l'emporte sur la figure, et l'école française est désormais la première d'Europe. On peut dire qu'il fut la plus grande figure de l'école chorégraphique du règne de Louis XIV.
En 1701, Beauchamp publiera une Chorégraphie de l'art d'écrire la danse par caractères, figures et signes démonstratifs (très vite traduit en allemand et en anglais) qui sera considéré comme l'un des plus importants ouvrages sur la technique de la danse au XVIIIe siècle. Le langage chorégraphique ne changera plus, à Londres, New York ou Moscou, on parle , et ce encore aujourd'hui, français dans le ballet.
Réalisa de nombreux ballets de cour, et élabora des comédies-ballets avec Molière , telles que Le Bourgeois Gentilhomme et le Le Malade imaginaire . Il travailla également avec Jean Baptiste Lully, alors maître de musique auprès de la famille royale.
A l'époque de Louis XIV, le bal s'ouvrait par un branle , forme plus noble de la danse simple originaire des campagnes. Puis vint la courante , qui fut remplacée par le menuet . Les autres danses pratiquées étaient la bourrée , le rigaudon et la gavotte .
Ces pas de danse de bal étaient employées dans les chorégraphies au XVIIe siècle.

LES PREMIERS BALLERINI PROFESSIONNELS

Au XVIe siècle apparaissent les premiers ballerini professionnels qui vont codifier leur art dans divers ouvrages. Les positions du corps s'y précisent, les pas se multiplient

(on y retrouve par exemple pas simples, doubles, courus, frappés, tours, sauts, révérence ...).

L'évolution se poursuit, la technicité est de plus en plus exigeante.

Qu'il soit chorégraphe, interprète ou professeur, le danseur professionnel est très recherché.

Le baroque

Le mot baroque vient du portugais barrocco , perle irrégulière. C'est un style artistique et littéraire qui a régné sur une grande partie de l'Europe au XVIIe siècle et dans la première partie du XVIIIe. Par opposition au classicisme, le baroque donne la primauté à la sensibilité.

Molière, Jean-Baptiste Poquelin (1622 - 1673). En 1661 Louis XIV est invité au château de Vaux-Le-Vicomte pour assister à la création des Fâcheux , de Molière, acteur, directeur de troupe et auteur dramatique français). Connaissant la passion du roi pour la danse, Molière imagine de joindre des divertissements dansés. C'est une réussite; le texte de Molière et la musique de Lully accompagnent et commentent la danse de Beauchamp à merveille.

Ainsi la Comedie-Ballet devient rapidement le spectacle préféré du roi.

Molière collabore avec Beauchamp et Lully (il crée, entre autres, le Bourgeois gentilhomme (1670) le Malade imaginaire (1673). Il meurt en 1673 et la comédie-ballet, qu'il avait inventé, ne lui survivra pas.

Maurice Béjart lui rendra hommage dans le Molière imaginaire (1976).


Thoinot Arbeau (1519 - 1595), ecclésiastique français. Son ouvrage l'Orchésographie et traité en forme de dialogue par lequel toutes personnes peuvent facilement apprendre et pratiquer l'honnête exercice des danses , est souvent utilisé pour l'étude de la reconstitution des danses de la Renaissance. Grâce à ses différents traités, on peut facilement comparer et voir l'évolution de la danse au cours des siècles.

Baltazar de Beaujoyeux (Baldassarino da Belgioioso) (1500--1587) Coreógrafo, violinista y compositor italiano. Con su Ballet cómico de la reina (1581), fue el creador de los ballets de corte franceses.

Catalina de Médicis. Esposa de Enrique II de Francia, Catalina de Medici fue reina de Francia y madre de tres futuros reyes franceses. Intentó dominar el país a través de sus hijos. Fue responsable de la matanza de la Noche de San Bartolomé, en la que fueron asesinadas 50.000 personas. Además de su labor política, Catalina fue mecenas de las artes. Su interés por la arquitectura quedó patente con la construcción de un nuevo ala del Museo del Louvre, el inicio de las obras del Palacio y los jardines de las Tullerías, y la construcción del castillo de Monceau. Su biblioteca personal, repleta de excepcionales manuscritos, fue la más destacada en la Francia renacentista.







Jean-Baptiste Lully (1632 - 1687). Musicien comme Beaujoyeux, Jean-Baptiste Lully, violoniste, compositeur, danseur bouffon et metteur en scène d'origine italienne, se vit remarqué par le roi. Son oeuvre restera un modèle pour plusieurs générations de compositeurs français. Lully réussit à obtenir un monopole sur l'Opéra; "M Lully ne peut être comparé à personne puisqu'il est le seul dont on voit la musique en France" (Le Mercure galant).

Le ballet de cour atteint son apogée avec : Lully pour la partition et Beauchamp pour la chorégraphie (de Vigarini et Torelli pour les décors et les machines).

Le style s'ennoblit et s'affine, comme la vie de cour elle-même. Le public séduit ne s'intéresse plus qu'aux apparition de Louis XIV.

En 1685, âgé de quarante-sept ans, le Roi Soleil danse encore. Il figurait dans l'Eglogue de Versailles où Lully, toujours à ses côté, rattrapait quelque maladresse de son souverain ou lui soufflait tout bas un pas oublié.

LOUIS XIV (1638 - 1715), roi de France, est non seulement monarque mais également excellent danseur. La danse fait partie intégrante de l'éducation des jeunes seigneurs (tout comme l'escrime et l'équitation).

Dès l'âge de sept ans il travaille tous les jours d'abord avec Prévost puis Regnault. Svelte et gracieux, le roi montre de réelles dispositions, il perfectionnera sa technique avec Vertpré puis Beauchamp.


Il a à peine treize ans lorsqu'il fait ses débuts de danseurs dans le Ballet de Cassandre .

A quinze ans, il incarne le Soleil levant dans le Ballet de la nuit (1653), ce qui lui valu le surnom de Roi Soleil.


Psyche (opera by Jean-Baptiste Lully).

Engraving by Henri Berthet, after Louis Binet, of an unidentified production, 1785.

Dance Special Acquisition Fund,

Jerome Robbins Dance Division





Raoul Auger FEUILLET (1660-1710), maître à danser et chorégraphe français, est surtout célèbre pour sa notation du mouvement dans : Chorégraphie ou l'art de décrire la danse par caractères, figures et signes démonstratifs. Il y décrit certaines chorégraphies de L.G. Pécourt qu'il considère comme "le modèle des plus parfaits danseurs". Il s'oppose à Beauchamp quant à la paternité de cette invention.

En 1706, il publie également un Recueil de contradanses, dont plusieurs sont tirées des opéras de Lully ou Marin Marais.. Véritable somme du savoir chorégraphique de l'époque, ses ouvres sont traduites en anglais par Siris et Weaver, et en allemand par Taubert. Le « système Feuillet » favorisera la diffusion rapide du répertoire français à travers l'Europe entière. La publication des Recueils de danses sera poursuivie après sa mort par Dezais jusqu'en 1724.


Pierre Rameau (1674-1748), maître à danser français, compose deux ouvrages didactiques importants pour l'étude de la belle danse : "Le Maître à danser" où il explique en détail les pas contenus dans la Chorégraphie de Feuillet et L'Abrégé de la nouvelle méthode dans l'art d'écrire ou de tracer toute sortes de danse de ville (1725) outil précieux pour évaluer les changements survenus en un quart de siècle.

Le ballet de l'Opéra sera placé sous l'autorité de :
1673 à 1687 : P. Beau

champs
1687 à 1729 : G.L. Pécourt
1729 à 1739 : M. Blondy

Claude Ballon (1676 - 1739), danseur , chorégraphe et pédagogue français, appelé dans divers ouvrages Jean mais à tort, laissera son nom à la faculté de sauter sans effort. Il fait l'essentiel de sa carrière d'interprète à l'Académie royale de musique sous l'autorité de Pécourt. Il se produit à Londres, participe à de nombreux spectacles données à la cour de France ou chez des particuliers (principalement chez la duchesse du Maine). Il participe aux Opéras de Lully et Campra. Il succédera à Beauchamp en tant que compositeur des ballets du roi (1719).
Directeur de l'Académie royale de danse, pédagogue recherché, il compte parmi ses élèves Marie Sallé et son frère. Il est choisi par Louis XIV pour instruire le futur Louis XV.
Il s'affirme comme l'un des meilleurs danseurs de sa génération.

Louis-Guillaume Pecourt (1653 - 1729), danseur, chorégraphe et pédagogue français.
Probablement formé par Beauchamp, il débute à la cour puis danse pour l'Académie royale de musique où il devient soliste à partir de 1680. Pour Gherardi : "personne ne lui a jamais disputé le bon air, la vitesse de la jambe, la diversité des pas et la justesse de l'oreille". Il possède selon Rameau : "toutes les dispositions pour la belle danse". Il compose cent vingt pièces (71 pour la scène et 49 pour le bal).
Chorégraphe inventif, il voit sa renommée s'accroître grâce à la publication de ses chorégraphies par Raoul Auger Feuillet.





La Dance. Exemples des differentes marches que l´on peut faire, tant en avant qu´en arrière.

Mlle. Marie Thérèse Perdon de Subligny (1666 - 1736), danseuse française, partenaire des meilleurs danseurs de l'époque (comme Ballon). Elle fait carrière à l'Académie royale de musique. Elle débute en 1688 succédant à Mlle. Lafontaine. Elle brille dans les opéras de Lully, Campra Destouche et Rebel.

première ...............deuxième .................troisième.................. quatrième................ cinquième




Elle est l'une des premières danseuses professionnelles françaises à se produire à Londres.

Nicole Blondy (1677-1747). French male dancer at the Academie Royale circa 1680. He was Beauchamp's student and nephew. Blondy became one of the most important dancers of his time. He later became the teacher of Carmargo and Salle, when Prevost, their other teacher became jealous of their promising success.

Mlle de Lafontaine (1655 - 1738), première des premières danseuses française de l'époque. Elle débute sur la scène à l'Académie royale de musique à Paris lors de la reprise du Triomphe de l'Amour en mai 1681.

Sa grâce et son style noble agrémente les divertissements de opéras de Lully.

Elle obtient un tel succès qu'elle est autorisée à régler elle-même ses entrées.

Elle quitte la scène en 1693 pour se retirer au couvent.


Françoise Prevost(1680 - 1741), danseuse française, travaille sous l'autorité de Blondy à l'Académie royale de musique dès 1699.

Interprète très expressive et excellente technicienne, elle dépasse rapidement Subligny pour s'imposer comme vedette féminine de la compagnie. Elle est également partenaire de Ballon.

Elle se fait remarquer dans Horace (1714) lors d'une fête chez la duchesse du Maine et en 1715 elle fait des Caractères de la danse ("pantomime" dansé) fort apprécié.

Selon Rameau "dans une seule de ses danses sont renfermées toutes les règles qu'après de longues méditations nous ne pourrions donner sur notre art, et elle les mets en pratique avec tant de grâce, tant de justesse, tant de légèreté, tant de précision qu'elle peut être regardée comme un prodige dans ce genre".

Elle sera éclipsée par le talent de ses jeunes élèves Marie Sallé et Marie-Anne Cupis de Camargo.En 1713, le roi impose un règlement à l'Opéra.

La troupe doit être composée de 12 hommes et 10 femmes. Ce n'est pas à parts égales mais c'est déjà mieux ! Cette proportion se maintiendra jusqu'au milieu du XIXe siècle.

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